Des trucs à regarder | 1 | absolument.

Après les livres, voici mon avis rapides sur des trucs que j’ai regardé, histoire que la première fois que je vous en parle ne soit pas dans un an dans un bilan de 2017. Les deux séries du jour sont disponibles sur Netflix en France et sont tout simplement époustouflantes, vous êtes prévenu.es.

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The Bletchley circle (ou Enquêtes codées en français) est une série de deux saisons comportant sept épisodes en tout (alors si les longues séries vous saoule, cadeau). Après la deuxième guerre mondiale à Londres, cinq jeunes femmes anciennement travaillant à Bletchley pendant la guerre (et résolvant des codes de l’armée allemande), se retrouvent autour d’une enquête criminelle où il semblerait que leurs connaissances puissent être utiles. Mais qui va prendre au sérieux une femme au foyer dont les services rendus sont classés secret défense ?

Dés les première secondes de la séries j’ai été emballé. Moi qui ne suis pas fan des trucs en rapport avec la deuxième guerre mondiale j’ai adoré les possibilités et les réflexions ouvertes par la série. Des femmes, intelligentes (douées pour craquer des codes, apprendre des langues, ayant une mémoire photographique, etc.), qui ont servi leur pays et ont pu exercer leurs talents se retrouvent propulsées dans la société civile sans escapade autre que la vie de famille, le repassage ou servir dans un café. Loin des clichés, le destin de ces femmes met en relief le manque d’éducation de l’époque, l’attitude de la société envers les femmes, et le besoin d’exercer son esprit.
J’ai adoré les actrices (on peut jouer au bingo : qui ai-je déjà vu dans une autre série de la BBC, réponse : Miss MarpleDeath comes to Pemberley et Sense and sensibility), les différentes personnalités de leurs personnages (et les vêtements !), et la musique. Je suis triste que ce soit terminé, d’autant que la deuxième saison laisse présager qu’on pourrait encore parler de pleins de trucs.

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Si un jour on m’avait dit que je serais passionnée par une série sur le règne d’Elizabeth II, j’aurais un peu rigolé. Si j’adore la civilisation britannique, l’histoire récente de la famille royale me sort par les trous de nez. Alors comment dire, c’est assez bizarre d’avouer que j’ai trouvé The crown absolument brillant, fascinant, époustouflant, que j’ai adoré et que j’ai retenu mon souffle à chaque épisode pour la justesse, la musique, les acteurs.trices ?

Je pense qu’on n’a pas besoin de résumer ce dont ça parle à ce stade, mais sachez qu’on commence la série un peu avant l’accession au trône d’Elizabeth. Alors qu’elle a accepté de faire le tour du Commonwealth que son père, le roi, ne peut entreprendre à cause de sa santé. On couvre aussi dans ce premier épisode son mariage. Si vous avez vu The king’s speech (Le discours d’un roi) en gros on pourrait dire que c’est la suite.
Claire Foy fait une Elizabeth sensationnelle, les nuances de sentiments qu’elle peut montrer, sa retenue, sa froideur, son désir de bien faire sont frappant de justesse. J’ai également aimé tous les autres personnages, Matt Smith par exemple qui fait un Philip qu’on veut claquer. La façon dont ses tourments sont exploités, le fait qu’il doive obéissance à sa reine, qui est aussi son épouse, qu’il doive arrêter sa profession, et vivre où on lui dit, faire ce qu’on lui dit, offre tout simplement un trésor de questionnement et un renversement des rôles passionnants. Il faut simplement se dire que c’est ce que les épouses royales ont toujours fait, et de meilleure grâce. Ses difficultés à accepter la situation ne met que plus en évidence le problème et la dureté de cela pour toutes ces autres reines qui n’avaient pas le luxe de bouder comme lui.
La relation de la reine avec Churchill est également passionnante et j’ai particulièrement aimé l’épisode où il pose pour son portrait. Ses discussions avec l’artiste sont fascinantes et l’historienne que je voudrais être était au comble de la joie.

Je suis très curieuse de voir la suite, et je pourrais encore en dire beaucoup, mais pour le moment je pense que : regardez-mois ça fissa, suffira. C’est lent, c’est dense, c’est passionnant. Et dans la même veine j’ai vu en fin d’année dernière Victoria et c’était tout aussi cool (même si un peu plus mélodramatique).
Côté mini-série historique je me mettrais bien à Rebellion maintenant, c’est aussi sur Netflix, et ça parle de nationalisme en Irlande au début du siècle dernier. N’hésitez pas à m’en conseiller d’autres !

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2016, des séries qui m’ont marqué

Pour 2015 j’avais fait un article sur les quatre films qui m’avaient le plus plu, cette année j’ai envie de parler de séries. Parce que j’en regarde beaucoup plus que des films et parce que c’est voilà.

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Pour résumer ces trois séries aux thèmes différents: ces meufs sont badass.

Je n’avais jamais regardé Buffy au moment de sa diffusion. On avait cinq chaines à la maison (dont RTL9, clap dans les mains si tu l’avais aussi) et ce n’est qu’à l’aube de mes 26 ans que j’ai découvert la chasseuse de vampires. Je dois avouer j’avais des a priori: kitsch, sexisme, etc.. Alors oui c’est kitsch (mais c’est chouette) mais ce n’est pas sexiste, au contraire. J’ai été étonnée de la maturité de certains thèmes, ça parle de sexualité, d’identité, c’est aussi tout simplement drôle, pas mal fait et les monstres me dont rire. Buffy est un peu le cliché du héro qui a plus de muscles que de neurones, mais chez une fille ça permet de rendre le truc vraiment intéressant et de se poser des questions. C’est elle qui doit protéger toute le monde et c’est cool.
J’aime l’ambiance des années 2000, les vieilles fringues horribles et certains épisodes sont juste d’une justesse époustouflante (genre Hush ou The body). Je n’ai pas encore fini toutes les saisons, mais ça ne saurait tarder.

Du côté de l’historique et policier Miss Fisher est une superbe découverte. Alexandra en avant beaucoup parlé, mais les premiers épisodes ne m’avaient pas trop convaincu. Je trouvais ça too much et pas trop logique, mais au fur et à mesure je me suis laissée gagnée par l’ambiance, les musiques et surtout Jack, mon inspecteur australien préféré. Découvrir les année 20, l’Australie, et ce personnage curieux de Phryne Fisher m’a excessivement plu. Encore une fois c’est elle qui dirige le truc et jamais elle ne se fait sauver, ça change.
J’espère qu’il y aura effectivement une suite en films.

Et maintenant parlons baseball, parce que pourquoi pas. Je ne sais pas trop comment j’ai découvert Pitch, mais je suis contente de l’avoir fait. C’est une série toute récente qui n’a qu’une première courte saison. Ginny Baker est la première femme a entrer dans une équipe américaine nationale. On va suivre comment elle en est arrivée là, les répercussions de sa présence médiatique, ce qu’être une femme et une athlète de haut niveau dans un milieu masculin signifie.
C’est vachement bien amené presque sur tous les points. Ginny est intéressante, tout ce à quoi elle faire face passionnant, ça permet d’aborder pleins de sujets féministes, c’est inspirant, c’est drôle et j’adore le baseball. Il y a un petit point que je trouve hyper dommage, ainsi que la romance qu’on découvre à la fin de la saison, mais j’espère que la série sera renouvelée.

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Parce que je ne veux pas que tu t’ennuies chèr.e lecteur.trice, mes deux dernières séries n’ont rien à voir avec les précédentes.
The newsroom est terminé et compte trois saisons. On suit les membres d’une chaîne d’informations en continue dans leur quête de vraiment do the news : donner de la vraie info sans dramatisme et en respectant des règles d’éthiques. Je pensais que ça allait être super sec, prétentieux et relou mais en fait dés le premier épisode j’étais accrochée. Considérant que c’est ça la première scène, il n’y avait pas photo. J’aime que ça parle de politique américaine (mon péché mignon), que les gens parlent vite, que ce soit intelligemment fait, que ce soit pleins d’idéaux et que le tout dernier épisode soit vachement cool. Donc en gros, regardez.

Sinon pour conclure Fullmetal alchemist brotherhood est mon anime coup de cœur. C’est pleins d’intrigues qui s’entrecroisent, de personnages torturés, de musiques super géniales ( et et ). Je pensais au départ ne regarder que pour accompagner mon apprentissage du japonais (un peu en pause depuis, hm), mais je suis tombée amoureuse de la complexité, de l’univers, et à part vous dire de regarder au plus vite, je ne sais pas trop quoi faire.

J’ai quand même envie de vous citer quelques films que j’ai vu et aimé en 2016 : Pride and prejudice and zombies (vachement bien finalement), Hysteria (l’invention du vibromasseur à l’ère victorienne), Chalet girl (parce que c’est étonnamment regardable et mignon), Ghostbusters: answer the call (les filles sont géniales), Captain America: civil war (ça aurait dû être le deuxième Avengers) et j’ai vu tous les Star Wars à ce jour et c’était cool (même si les mecs de la famille Skywalker sont des lavettes).

2015 – Ces films qui m’ont marqué

Je regarde moins de films que je ne lis de livres ou ne visionne de séries, cependant, cette année j’ai vu quatre trucs qui m’ont complètement chamboulé. Des films que je compte revoir, et revoir, et revoir. Et dont je dois vous parler.

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Je ne sais pas à quoi je m’attendais en allant voir Everest au cinéma, mais certainement pas à la claque que j’ai prise tout au long du visionnage. Je ne connaissais rien de l’histoire dont est tirée le film aussi le suspens était-il entier pour moi. Mon côté épris d’aventure a été complètement subjugué par cette idée folle que d’escalader le plus haut sommet du monde ; les paysages sont sublimissimes et la bandes originale est juste à frissonner. Tout le long du film les différents membres de l’équipe ont à se demander ou à expliquer pourquoi diable ils veulent tenter une ascension aussi dangereuse, et toutes ces réflexions, cette pure envie de voir quelque chose d’indescriptible et dont peu de gens reviennent a profondément résonné en moi. La deuxième partie du film m’a scotché à mon siège et bien émotionné. En sortant du cinéma et plusieurs jours après cela j’avais dans ma tête cette image obsédante de l’Everest et ce bruit blanc semblant accompagner la vision de ces sommets enneigés. Il faut que je le revois ; et que j’escalade une montagne. Snowdonia me voilà.

Dans un autre genre, The true cost m’a tiré des larmes pendant à peu près une heure ; j’en avais entendu parler ici. Il s’agit dun documentaire vous emportant en Inde, au Cambodge, dans ces usines qui fabriquent tous les vêtements de la fast fashion. On parle de mode rapide car chaque semaine vous allez avoir des nouveautés en boutique et toujours à un prix plus réduit. Et si le prix est réduit, ça ne veut pas dire que le distributeur se fait une marge plus petite, ça veut dire que les conditions de travail dans les usines deviennent de plus en plus indescriptibles : des heures de travail dans des bâtiments insalubre qui peuvent s’effondrer, déclencher des incendies et tuer des milliers de personnes. Cela veut dire des salaires toujours plus ridicule et des conditions de vies insupportables. Tout ça pour qu’on puisse s’acheter un énième t-shirt dont on n’a pas besoin. Je ne peux donc que vous recommander de le voir. Il est possible, il est nécessaire, de changer cette horrible industrie.
Le film est disponible sur Netfilx et leur site.

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Parlons à présent de deux films qui m’ont marqué mais pour des raisons plus douces que les deux précédents. Quoique parler de douceur qu’on présente Mad Max fury road ce n’est pas forcément adapté. Je crois bien avoir vu un Mad Max quand j’étais très jeune, mais rien de plus. Si j’ai eu envie de voir celui-ci c’est à cause de tous ces articles ventant enfin un film d’action féministe. A ma grande surprise, et même si j’ai vu le film en VF, j’ai trouvé ça bel et bien captivant. L’esthétique complètement bizarre et barrée du film se maintient tout du long. Les couleurs, les musiques, les fondus au noir entre les scènes contribuent à l’étrangeté du tout et à cela s’ajoute l’histoire complètement chouette et les personnages féminins forts qui m’ont vraiment beaucoup plu. Toutes ces femmes sont inspirantes et donnent envie de voir plus de films où nous ne sommes pas traitées comme des personnages unilatéraux sans profondeur.

Pour finir un film de 2008 plus doux et family friendly avec City of Ember (La cité de l’ombre). J’en avais entendu parler parce qu’il est adapté d’un bouquin et j’étais vaguement curieuse de voir ce que ça donnait. J’ai été séduite par la mignonitude des décors, des musiques et des personnages avec une Saoirse Ronan toute jeunette. L’ambiance m’a fait penser aux Enfants de Timpelbach et j’ai adoré découvrir cette société vivant en autarcie sous terre. Les deux personnages que nous suivons nous permettent de découvrir la vie dans cet univers ainsi que d’insuffler du suspens concernant les problèmes que rencontrent la cité. C’est tout simplement très plaisant à regarder et ça fait du bien après des films qui vous remuent les tripes sans vous laisser le temps de souffler. Je le reverrais avec plaisir.

Je ne vous ai pas parlé de Suffragettes dans ce billet, mais j’ai tout autant aimé, été émue et inspirée par ce film que par les autres. Et puis il y a aussi ma découverte mémorable de Casablanca. Et mon revisionnage de PolisseEt vous, qu’est-ce qui vous a marqué cette année ?