2017, bilan de lectures

C’est la première année depuis que je tiens un blog de lectures et fais des bilans annuels que j’ai si peu de coups de cœur. Cependant en rédigeant je me rends compte que les tires dont je vous parle m’ont vraiment beaucoup plu et que devrais plutôt me souvenir de cela. Je vous ai aussi partagé dix ans de coups de cœur cette année avec l’anniversaire de mon registre de lectures.
J’ai essayé ponctuellement de me mettre des petits challenge, de lire un peu plus, mais cela m’a donné une impression trop forte de contrainte. Alors le maître mot l’année prochaine sera relax max. J’espère que je vous donnerai envie de découvrir ces titres pour une année sans pressionComme d’habitude les titres dont j’ai parlé ici plus en détail sont mis en lien tout au long de l’article. Cette année je vous ajoute le lien vers ma playlist Spotify de 2017. Je l’ai écouté et développé tout au long de l’année et elle correspond à pas mal de ces livres. A vous de découvrir lesquels !

• Il y a bien deux titres auxquels j’ai pensé toute l’année après les avoir relus : Fire et Bitterblue, encore plus qu’à ma première lecture, ces bouquin m’ont passionné. C’est de la fantasy, avec une saveur particulière difficile à décrire et abordant des sujets comme le devoir de mémoire, la vérité et la justice qui m’ont complètement absorbé. Je les relirai c’est sûr.
• Cette année j’ai fini de lire The Lord of the RingsThe Return of the King n’a pas été ma partie préférée, la première l’est toujours, mais j’ai adoré suivre Frodo et Sam jusqu’à bout du bout, retrouver l’écriture exigeante de Tolkien et découvrir des phrase où je ne connais pas cinq mots sur deux. Maintenant j’ai tout un tas d’autres textes sur l’univers à lire.
• J’ai aussi enfin découvert avec plaisir la saga de Christelle Dabos, La passe-miroirJ’ai été séduite par l’univers et l’écriture et le premier volume était pour moi bien parfait. J’ai trouvé plus de choses qui m’embêtaient dans les deux suivants, mais quand la suite sortira je la lirai assurément.

• J’ai continué de découvrir avec plaisir des auteur.es français.es de la deuxième moitié du XXe siècle. J’en aurais parlé de plus, notamment de Joseph Kessel dont j’adore l’écriture, mais franchement son traitement des femmes ça ne va pas du tout. Je vous parlais d’ailleurs de cela après ma lecture des journaux d’André Gide. Seulement j’ai trouvé plus de choses magnifiques pour contrebalancer un peu son sexisme ordinaire ici. Beaucoup de passages sont beaux comme des flocons de neige. Je veux en lire plus.
• J’ai aussi lu pour la première fois du Beauvoir. Ce petit bouquin raconte la mort de sa mère, ce que c’est que de prendre soin d’un parent âgé, et cela m’a émue.

• Parce que je ne peux faire un bilan sans parler de l’époque victorienne, j’ai adoré What Jane Austen Ate and What Charles Dickens Knew. C’est un bouquin parfait si vous aimez l’époque et que vous vous posez toujours pleins de questions en lisant des romans du XIXe : qu’est-ce qu’un squire, qui aurait la précédence à table entre un duc et l’archibishop de Canterbury ? Autant de questions brûlantes qu’il vous faut élucider une bonne fois pour toute.
• J’ai lu pas mal de romances victoriennes et régences pour me reposer le cerveau cette année, et si je déteste quand ces bouquins enjolivent des violences faites aux femmes, j’aime quand c’est tout doux, pleins de froufrous, et bons sentiments. Because of Miss Bridgerton est celui qui m’a le plus plu, fait rire et aussi un peu pleurer je l’avoue. J’ai le cœur mou quand il est question de crinoline et de partie de croquet.

• Lire les écrits millénaires de femmes de cour du Japon féodal est un privilège. J’ai été passionné par les trois journaux de l’époque Heian réunis dans ce petit volume. Découvrir un période historique dont je ne sais rien en plus de lire les mots femmes d’il y a mille ans, parlant de leurs lectures comme moi sur mon blog m’ont conquise.
• Dans un effort d’élargir mon horizon littéraire j’ai lu ce tout petit titre de la littérature Argentine. Le voyage est une histoire qui six mois après l’avoir lu me laisse une impression durable et curieuse. Pourtant il ne passe pas grande chose dans ces quelques cinquante pages, mais l’atmosphère vous reste dans la tête.
• J’ai pas mal relu cette année dont Mes bibliothèques de Varlam Chalamov qui m’a fait pleurer. C’est d’une beauté, d’une justesse, d’une intelligence, d’une douceur. Nom de dieu lisez-moi ça, merci, bisous.

• Et pour finir ce bilan, des titres graphiques. J’ai continué d’être conquise par le trait merveilleux de Kaoru Mori dans Bride Stories, et j’ai vibré au rythme des aventures d’Arte dans l’Italie de la Renaissance. Des histoires de femmes qui se battent pour ce qu’elles veulent, de la peinture, un trait fantastique, que dire de plus ?
• J’ai relu et enfin continué Le voyage de Kuro. Ce manga atypique continue de me séduire et de m’emplir le cœur d’un sentiment douloureux d’émerveillement et de bonheur au fil des ans.
• Il est de bon ton de finir sur une autre relecture. Une belle BD parlant des femmes de l’histoire, de sexisme, mais aussi de combats et d’intelligence. C’est porté sur un ton humoristique et absurde, je l’ai encore plus aimé que la première fois que je l’ai lu en Ecosse et c’est traduit en français.

Sur ce je vous laisse avec mes traditionnelles citations annuelles, Virginia Woolf et ACDC m’ont en effet pas mal aidé en 2017.

Dix ans de lecture

registre

Il y a dix ans, j’ai eu envie de commencer à noter les bouquins que je lisais. J’avais débuté à la fin de mon agenda de Terminale et ce n’était pas très joli (une prédilection pour un surligneur vert gâchant légèrement l’esthétique générale). Mais une fois la page terminée, j’ai migré sur une feuille de classeur de mon cours de physique. Et depuis c’est l’amour fou. Dix ans de lecture enregistrée me rempli de joie ; comme je n’ai pas conservé tous les bouquins que j’ai jamais lu, ils ne survivent à présent que dans mon registre et ma mémoire.
Aujourd’hui j’ai eu envie de faire un bilan de ces 1393 livres lus (relectures incluses) en en choisissant un par année.

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2007. J’étais en 1ère et j’avais découvert la série des vampire d’Anne Rice à la bibli. Je lisais les bouquins dans le couloir avant mes cours et même que je rentrais dans la salle en lisant pour ne pas en perdre une page. En plus d’être de très chouettes romans je dois à Rice ma découverte de la peinture et des primitifs italiens, et aujourd’hui j’écris un mémoire sur une peintre (par contre la couv est laide de chez laide).
2008. J’ai découvert Austen en lisant Fascination. Hé oui. Bella est peut-être une greluche, mais elle lisait de bons bouquins. Mon premier avait été Emma parce que j’avais lu que c’était le préféré de J.K. Rowling. Et ça été une superbe découverte et encore maintenant que j’ai lu tous ses romans, ça reste mon favoris. Bientôt la relecture en anglais.
2009. Mon premier Dumas a été Le comte de Monte-Cristo puis j’ai découvert Les trois mousquetaires parce que Pevel en parlait tout le temps dans un autre de mes bouquins préférés. Je suis amoureuse d’Athos, et d’Artagnan, et des duels à l’épées et des complots. J’ai même lu les suivants après ça (Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne).

2010. J’avais acheté la trilogie de Bartiméus dans une librairie d’occasion de Nancy. Je l’ai eu fini sous dix jours. Quand j’y repense, qu’est-ce que j’ai ri, qu’est-ce que j’ai pleuré aussi, et ce dernier volume m’a brisé le cœur. C’est pleins de personnages qu’on n’aime pas mais qui deviennent fantastiques, d’un univers complexe et enchanteur, et je veux les relire en anglais maintenant.
2011. Le passeur, quelle belle lecture là aussi. Il me semble que j’avais déjà lu Lowry avant ça (avant que je ne commence le registre), mais je n’avais pas ressenti tant de choses qu’en lisant celui-là. L’écriture (même traduite) m’avait complètement soufflée, la beauté de l’histoire, la dureté de l’univers, tout m’a enchanté. Je vais me répéter, mais il faut que je le relise en anglais.

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2012 – l’année de la fin du monde. Je pense que je vous ai assez tanné avec ma passion pour Tesson, passion qui a commencé en lisant Dans les forêts de Sibérie. J’habitais à Paris et je l’avais acheté chez Gibert Joseph. Même si à l’époque j’avais une PAL assez imposante, il n’a pas traîné une journée sur mes étagères. J’avoue j’ai eu du mal avec son écriture au début, puis ça été l’amour fou. Il faut que j’aille au lac Baïkal.
2013. L’été, au travail pendant mes pauses, j’attaquais mon premier Tolkien et en anglais qui plus est (histoire de bien me mettre la pression). Je ne pensais pas que lire 100 pages qui se passent dans une forêt me passionnerait autant, mais en fait si. Je ne pensais pas non plus qu’un mec pourrait utiliser autant de mots pour désigner des arbres dans un seul et même bouquin, mais en fait si.
2014. Je me vois lire cet ouvrage à la BU de ma précédente fac. Au lieu de bosser mes partiels, j’étais plongée dans les pages de ce troisième volume. C’était beau, ça a continué de m’aider à consoler une peine de cœur. J’ai dû noter 553 citations au fil des chapitres. Si on m’avait dit en lisant le premier tome que le suivant et le dernier seraient des livres si importants pour moi je ne l’aurais pas cru. Il ne m’avait pas trop plu, mais une fois dans le monde d’Encre c’en était fini de moi. J’ai envie d’apprendre l’allemand juste pour le lire dans le texte.

2015. L’un des seuls ouvrages de non-fiction du lot. Je l’ai choisi, parce que même si cette année-là j’ai lu des romans qui m’ont marqué, ce bouquin a bien fait évolué ma prise de conscience sur les déchets et même maintenant j’y reviens. C’est très instructif, et je vous conseille de le lire, histoire de voir si vous ne pouvez pas trouver des choses intéressantes pour votre vie de tous les jours.
2016. Le dernier bouquin de cet article. J’en ai parlé dans mon bilan de lectures de l’année dernière alors je ne vais pas me répéter ad nauseum. C’est écrit par un astronaute, c’est cool, ça fait réfléchir et on se retrouve dans l’espace, dans le vrai espace au dessus de la terre, comme dans Battlestar galactica ou Firefly. En plus c’est traduit en français.

On se dit à dans dix ans ?

2016, des séries qui m’ont marqué

Pour 2015 j’avais fait un article sur les quatre films qui m’avaient le plus plu, cette année j’ai envie de parler de séries. Parce que j’en regarde beaucoup plus que des films et parce que c’est voilà.

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Pour résumer ces trois séries aux thèmes différents: ces meufs sont badass.

Je n’avais jamais regardé Buffy au moment de sa diffusion. On avait cinq chaines à la maison (dont RTL9, clap dans les mains si tu l’avais aussi) et ce n’est qu’à l’aube de mes 26 ans que j’ai découvert la chasseuse de vampires. Je dois avouer j’avais des a priori: kitsch, sexisme, etc.. Alors oui c’est kitsch (mais c’est chouette) mais ce n’est pas sexiste, au contraire. J’ai été étonnée de la maturité de certains thèmes, ça parle de sexualité, d’identité, c’est aussi tout simplement drôle, pas mal fait et les monstres me dont rire. Buffy est un peu le cliché du héro qui a plus de muscles que de neurones, mais chez une fille ça permet de rendre le truc vraiment intéressant et de se poser des questions. C’est elle qui doit protéger toute le monde et c’est cool.
J’aime l’ambiance des années 2000, les vieilles fringues horribles et certains épisodes sont juste d’une justesse époustouflante (genre Hush ou The body). Je n’ai pas encore fini toutes les saisons, mais ça ne saurait tarder.

Du côté de l’historique et policier Miss Fisher est une superbe découverte. Alexandra en avant beaucoup parlé, mais les premiers épisodes ne m’avaient pas trop convaincu. Je trouvais ça too much et pas trop logique, mais au fur et à mesure je me suis laissée gagnée par l’ambiance, les musiques et surtout Jack, mon inspecteur australien préféré. Découvrir les année 20, l’Australie, et ce personnage curieux de Phryne Fisher m’a excessivement plu. Encore une fois c’est elle qui dirige le truc et jamais elle ne se fait sauver, ça change.
J’espère qu’il y aura effectivement une suite en films.

Et maintenant parlons baseball, parce que pourquoi pas. Je ne sais pas trop comment j’ai découvert Pitch, mais je suis contente de l’avoir fait. C’est une série toute récente qui n’a qu’une première courte saison. Ginny Baker est la première femme a entrer dans une équipe américaine nationale. On va suivre comment elle en est arrivée là, les répercussions de sa présence médiatique, ce qu’être une femme et une athlète de haut niveau dans un milieu masculin signifie.
C’est vachement bien amené presque sur tous les points. Ginny est intéressante, tout ce à quoi elle faire face passionnant, ça permet d’aborder pleins de sujets féministes, c’est inspirant, c’est drôle et j’adore le baseball. Il y a un petit point que je trouve hyper dommage, ainsi que la romance qu’on découvre à la fin de la saison, mais j’espère que la série sera renouvelée.

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Parce que je ne veux pas que tu t’ennuies chèr.e lecteur.trice, mes deux dernières séries n’ont rien à voir avec les précédentes.
The newsroom est terminé et compte trois saisons. On suit les membres d’une chaîne d’informations en continue dans leur quête de vraiment do the news : donner de la vraie info sans dramatisme et en respectant des règles d’éthiques. Je pensais que ça allait être super sec, prétentieux et relou mais en fait dés le premier épisode j’étais accrochée. Considérant que c’est ça la première scène, il n’y avait pas photo. J’aime que ça parle de politique américaine (mon péché mignon), que les gens parlent vite, que ce soit intelligemment fait, que ce soit pleins d’idéaux et que le tout dernier épisode soit vachement cool. Donc en gros, regardez.

Sinon pour conclure Fullmetal alchemist brotherhood est mon anime coup de cœur. C’est pleins d’intrigues qui s’entrecroisent, de personnages torturés, de musiques super géniales ( et et ). Je pensais au départ ne regarder que pour accompagner mon apprentissage du japonais (un peu en pause depuis, hm), mais je suis tombée amoureuse de la complexité, de l’univers, et à part vous dire de regarder au plus vite, je ne sais pas trop quoi faire.

J’ai quand même envie de vous citer quelques films que j’ai vu et aimé en 2016 : Pride and prejudice and zombies (vachement bien finalement), Hysteria (l’invention du vibromasseur à l’ère victorienne), Chalet girl (parce que c’est étonnamment regardable et mignon), Ghostbusters: answer the call (les filles sont géniales), Captain America: civil war (ça aurait dû être le deuxième Avengers) et j’ai vu tous les Star Wars à ce jour et c’était cool (même si les mecs de la famille Skywalker sont des lavettes).