Simple things aren’t bad, are they?

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Je suis féministe. C’est clair, net et précis. Je pense qu’hommes, femmes, trans, en bref toutes personnes aux sexes biologiques et apparents divers doivent avoir les mêmes droits et ne pas être discriminé.es sous prétexte de la génétique et de la société. Je pense qu’on ne doit rien assumer sur quiconque sous prétexte d’un sexe ou un autre.
Je crois bien avoir viré tous les préjugés et raccourcis que je pouvais avoir au fil des ans, mais parfois, sans prévenir, je suis rappelée à la réalité du conditionnement qu’est le nôtre.

Je viens de passer plusieurs jours à regarder l’anime Fullmetal alchemist brotherhood. Je n’ai lu que le premier volume en papier il y a presque dix ans et cela ne m’avait pas trop impressionnée, cet anime par contre, qui est réputé pour très bien suivre le fil des bouquins m’a extrêmement plu. J’ai même cette gueule de bois d’histoire terminée à présent. Le cœur pincé en pensant aux personnages que j’ai quitté et la tête pleines d’image, réécoutant la bande originale tout en ayant envie de tout revoir depuis le début.
Tout cela n’est pas un soucis et n’a aucun rapport avec le féminisme, ce qui arrive ensuite si. J’ai eu envie de faire quelques recherches et d’avoir quelques info sur le manga. Voir si l’auteur avait publié autre chose du même calibre et je suis tombée sur ça : Hiromu Arakawa est une femme. Hiromu Arakawa l’auteure du manga et donc la créatrice d’un monde qui m’avait fait vibrer pendant des heures et des heures est une femme, et la pensée que j’ai eu sur le moment a été : ah ben tiens je n’aurais pas pensé qu’une femme ait écrit une telle histoire.
Si j’avais entendu quelqu’un formuler cela je me serais fortement indignée-agacée-ennervée, et j’en viens cependant à penser cela naturellement ?

Il y a des raisons bien sûr qui ont motivé cette pensée (traitement des personnages masculins et féminins, absence de romance au sens propre, etc.) mais toutes ces justifications n’ont aucun sens quand je réfléchis à tout ce à quoi je crois dans l’absolu.
Nous sommes tou.tes le produit de la société et avant de réfléchir sur certains sujets on ne rend pas compte comment on est formaté.e et je vois que même après des années de réflexions, de lectures, de discussions, je peux avoir ce genre de pensée genrée et totalement injustifiée. Parce que je ne pense absolument pas que les femmes incorporent absolument des romances dans leurs histoires, ni que les hommes traitent leurs personnages d’une manière différente de façon inhérente, ni bien sûr qu’on puisse déterminer du genre de quelqu’un en lisant-regardant-écoutant leurs œuvres. La preuve semble en être que je me suis bien trompée avec mes superbes déductions.
Bien sûr si l’on n’a pas réfléchi à cela on peut donc créer des mondes en fonction de ses préjugés, mais le fait est que ce petit événement m’a rappelé que même si j’ai fait des progrès pour tâcher d’aligner mes idées avec les faits et ce en quoi je cois, on n’est jamais arrivé aussi loin qu’on ne le pense.

J’aurais pu ne jamais parler de cette petite pensée finalement sans conséquence pour la géopolitique mondiale, mais finalement je me rends de plus en plus compte que la facette la plus lisse possible et parfaite qu’on présente en ligne forme un décalage avec la vraie vie qui n’a pas lieu d’être. Créer un joli contenu c’est bien, faire comme si les difficultés et les erreurs n’existaient pas, pas tellement.

Un peu de friponnerie dans ma vie

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Il y a quelques années je pensais que j’étais maintenant trop grande et intelligente pour regarder les nouveaux Disney et lire des romances. Dieu merci depuis j’ai pris du plomb dans la cervelle et tâche de ne m’imaginer ni trop grande ni trop intelligente pour quoique ce soit (puisque c’est souvent dans ces cas-là que vous agissez comme une grosse abrutie).
Il me semble que la première Harlequinerie que j’ai lu avait été déclenché par un blog que j’aimais beaucoup à l’époque : Happy few. L’autrice du blog parlait aussi bien de Shakespeare que de romances et j’étais très jalouse de ce qu’elle puisse lire ce qu’elle voulait en anglais. J’ai à ce moment découvert le bien que pouvait faire une petite friponnerie bien clichée.

Pour moi, il y a deux plaisirs à lire une romance dite Harlequin. Rire des situations clichées et des déclarations ampoulées des personnages (mais aussi des description qui se veulent chastes mais en même temps descriptives, genre : son temple du désir interdit, etc.) et tout simplement, pendant deux cent pages, complètement laisser mon cerveau et mon cynisme à la porte. Pendant deux cent pages je peux croire aux bons sentiments, à l’amour et aux déclarations adorables sous les étoiles ou dans des situations cocasses. Pour qu’une romance dans un bouquin me plaise il faut vraiment que ça soit subtil et croyable, mais dans un Harlequin nul besoin de toutes ces précautions ! L’amour existe et vous pouvez simplement suivre votre héro-ïne de bals en bals, de découvertes en découvertes et en prime lire de chouettes scènes pour les grandes personnes.
Pas de besoin de réalisme, ou de descriptions historiques à la pointe académique, il suffit de se laisser amuser par ces historiettes à l’eau de rose et qui vous permette de vous reposer les neurones.

J’ai tout de même une limite à cette passion peu secrète, je me cantonne aux romances victoriennes où l’on peut parler de crinolines et de conventions et voler des baisers dans un boudoir. Laisser sa raison au vent ne veut pas non plus dire que j’aime ces textes où les femmes sont traitées pour des gourdiches qu’on peut piétiner. J’ai donc une auteure que j’apprécie particulièrement (et vu le nombre de bouquins qu’elle a écrit et qu’elle écrit encore j’ai encore des années de lecture devant moi) : Julia Quinn.
Ce que j’aime chez elle, c’est l’humour des dialogues. Et de l’humour voulu, pas un humour au dépens de l’auteur-e qui utilise bien trop souvent le mot turgescent pour son propre bien. Certaines romances rentrent moins dans mes cases, et certaines situations sont problématiques, mais si vous voulez découvrir des romances drôles et avec suffisamment de rebondissements (loufoques ou non) et de bisous mouillés je vous conseille sa série des Bridgerton (qui a été traduite en français alors réjouissez-vous si vous ne lisiez pas l’anglais !).
Et vous, prêt-e pour lire une petite romance ?

(En plus je ne vois pas comment on ne pourrait pas déjà passer un bon moment en parcourant les étals de la section romance dans une librairie ou une gare et en découvrant des gemmes comme : La duchesse insoumiseLa passion secrète du ténébreux gentlemanLe duc de mes songes ou encore La servante coquine.) ((Et et il y a pas mal de romances gratuites légalement en livres numériques et vous pouvez faire votre moisson chez Emmaüs pour une poignée de centimes, que demander de plus ?))

2016 – Résolutions

L’année dernière j’avais publié un article sur mes résolutions 2015 et j’avais aimé poser clairement ces objectifs. Du coup cette année je récidive en faisant un bilan des précédentes et vous présentant les nouvelles.
L’année dernière je voulais :

1. Tâcher de terminer ou continuer les séries que j’ai dans ma PAL
2. Faire baisser ma PAL sous la barre des 300 titres & continuer d’acheter moins de livres
3. Acheter (ou lire tout au moins) plus souvent la presse
4. Dire ce que je pense
5. Visiter des trucs
6. Ecrire dans mon carnet de lecture & mon journal
7. Dessiner

Côté résolutions livresques, j’ai en effet continué et terminé des séries de ma bibli même si ça n’a plus été une priorité plus je faisais du tri dans ma PAL ; PAL qui est donc passée à 148 bouquins, donc youpi. La deuxième partie de la résolutions n’était pas nécessaire puisque je n’ai pas à me maîtriser pour acheter un nombre raisonnable de livres. Je n’ai simplement pas envie d’en prendre plus et c’est chouette. Côté presse j’ai plutôt lamentablement échoué même si j’ai découvert un magazine top cette année (Long cours) et lu des magazines d’astronomie trop cool comme Astronomy.
La résolution numéro 4 signifiait que je voulais arrêter de marcher sur des œufs quand j’avais une opinion à énoncer et j’ai taché de mettre ça en pratique. Je suis contente des résultats, même si bien sûr ce n’est pas évident quand on se trouve dans tout un groupe qui pense le contraire de ce qu’on dit. La résolution numéro 5 a été la pus facile à réaliser puisque j’ai adoré visité tout un tas de musées quand j’étais à Strasbourg et évidemment depuis que je suis au Pays de Galles. Il est toujours bon cependant de se le rappeler pour ne pas rater de jolies choses.
J’ai bien continué d’écrire dans mon carnet de lecture et j’ai commencé mon journal de voyage depuis que je suis ici. Finalement dessiner était un peu la résolution bonus que j’ai tâché de mettre en pratique dés le début de l’année. J’ai été au centre Pompidou de Metz et réalisé un croquis d’un tableau de Miró que j’ai beaucoup aimé. Cependant après cela je n’ai pas été plus loin ; mon manque de technique m’a découragé et mon carnet de croquis est devenu mon journal de voyage. Je caresse toujours l’idée de savoir dessiner mais la motivation n’est pas là pour le moment.

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Cette année je voudrais donc :
1. Finir le cours d’allemand de Duolinguo et être bien avancée dans celui de vieux norrois dans Memrise. Être entourée de tas d’autres personnes bilingues mais dont la langue maternelle est différente m’a terriblement donné envie de reprendre l’apprentissage d’une nouvelle langue. Je trouve ces applications très pratiques et très bien faites et je les complète avec mon manuel de vieux norrois et un autre truc pour apprendre l’allemand.
2. Vraiment profiter du temps qu’il me reste au Pays de Galles pour pratiquer mon anglais sans me prendre la tête. Je veux bien sûr améliorer mon accent, mais il est aussi très important pour moi de parler plus naturellement et de simplement m’amuser quand je le fais.
3. Avancer dans le zéro déchet. Sur mon deuxième compte Instagram je me suis lancée le challenge de réaliser un mois de janvier zéro déchet et en complément de ça je veux simplement, tout au long de l’année, continuer mes efforts pour préserver l’environnement et consommer de manière responsable.
4. Faire baisser ma PAL sous la barre des 100 titres. Je ne voudrais qu’avoir un nombre de livres que je pourrais lire un an si l’envie m’en prenait au lieu d’accumuler douze mille trucs et ne quand même rien trouver à lire.
5. Marcher, visiter, profiter à fond de mon séjour au Pays de Galles. Je chausse à présent volontiers mes chaussures de randonnée pour aller parcourir la campagne galloise, mais je voudrais encore plus le faire et aller faire plus de marches au levée du soleil ou à la tombée de la nuit pour profiter des lumières magnifiques dans le ciel.
6. Me mettre enfin à la phonétique et la phonologie anglaise. C’est un sujet que j’ai laissé criminellement de côté à la fac et qui va m’handicaper pour mon master si je ne m’y mets pas à présent que je n’ai rien d’autre à apprendre.
Et finalement la résolution bonus est 7. faire un genre de challenge « une photo par jour en 2016 ». J’ai eu cette idée en regardant une vidéo, et donc depuis le 1er janvier je m’y tiens. Je ne fais pas ça pour le montrer sur Facebook ou Instagram, je veux juste me challenger à prendre des photos tous les jours et trouver une qui représenterait ma journée sans qu’elle soit arrangée ou mise en scène. Ça va aussi me permettre de mieux prendre en main mon nouvelle appareil photo.

Et vous, avez-vous des objectifs pour 2016 ?