Zéro déchet ?

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Si le titre de cet article ne vous dit rien, c’est pour vous que j’ai écrit ce billet. Depuis un an je me suis beaucoup intéressée au sujet de la réduction des déchets et je me suis rendue compte que je n’en n’avais vraiment parlé en tant que tel ici. J’ai documenté mon parcours sur mon deuxième compte Instagram, mais cela s’adresse en majorité aux gens déjà familiarisés avec le sujet. J’avais donc envie d’écrire quelque chose expliquant le concept et qui pourra me servir d’introduction pour les autres articles que je veux publier sur le sujet.

Zéro déchet, low waste, less waste, kézako ?

Le zéro déchet est un concept crée il y a plusieurs années, mais il a été repris plus pratiquement par Béa Johnson, une blogueuse et activiste française vivant aux États-Unis, et appliqué à la vie de tous les jours. Comme son nom l’indique, le but serait d’atteindre un idéal de zéro déchet dans sa vie quotidienne. Ce idéal veut plutôt dire que le but des adeptes de ce mode de vie est de réduire au maximum leur empreinte écologique sur la planète en ayant recours à des méthodes pour entre autres, réduire leur propre déchets et tâcher de changer des manières de consommer et de jeter auxquels nous nous sommes habitué-es.
De là découle d’autres termes comme less waste, low waste, etc. Ceux-ci visent plus à refléter la réalité du mouvement selon certain-es, c’est à dire effectivement réduire ses déchets sans pour autant s’accrocher à un idéal qui peut sembler intimidant et irréalisable. C’est plutôt à ces labels que je me réfère personnellement, mais comme avec toute grosse étiquette et concept, parler de zéro déchet est puissant et permet d’attirer l’attention.

Mais ça sert à quoi au juste le zéro déchet, moi je fais déjà du recyclage !

Quand on est intéressé-e par le zéro déchet, il est intéressant de se demander ce qu’en fait sont nos déchets, dans quel cycle ils s’inscrivent et comment on peut réellement faire une différence. Afin de vous rendre compte de la tendance de notre société à produire des ordures sans fin et la façon dont peut-être on pourrait y remédier je vous conseille cette vidéo de The story of Stuff project.
Le zéro déchet permet de se rendre compte que même si on se sent un-e bon-ne citoyen-ne on remplit ses poubelles de tri il y a énormément de choses que l’on peut faire en plus et qui ne sont pas spécialement compliquées. J’ai publié par exemple une série de photos avec de telles astuces pour la semaine européenne de la réduction des déchets.

Le zéro déchet permet de remettre en question au fur et à mesure tous les déchets que l’on produit et les choses que l’on peut améliorer. Cela va peut-être être simplement commencer par acheter une gourde en inox ou en verre, pour en finir avec la pollution des bouteilles plastiques et éviter la migration des molécules cancérigènes dans ses boissons.

Jamais sans ma Klean Kanteen
Jamais sans ma Klean Kanteen

Cela peut se poursuivre par l’abandon des produits jetables qui ont vie très courtes mais polluent très longtemps comme les sacs en plastiques de supermarché, les couverts jetables, les brosses à dents conventionnelles, les produits de soins que l’on peut réaliser soi-même (gommage, dentifrice, lessive, hydratant, crème, shampoing sec,  etc.).
Mais cela va aussi développer une réflexion sur la façon dont on pourra disposer d’un nouvel achat une fois qu’il sera cassé, inutilisable ou tout simplement qu’on n’en aura plus besoin. Cela va diriger vos achats vers de l’occasion, des produits en matériaux durables et infiniment recyclable comme le verre, l’acier, ou des choses qu’on peut composter comme les tissus, le bois, etc.
Le zéro déchet c’est se rendre compte du complet gâchis de matériel dû aux emballages surdimensionnés et omniprésents. Pourquoi ne pas acheter vos fruits et légumes dans des sachets en tissus au lieu de multiplier les sacs en plastique qui vont finir dans les océans ou l’estomac d’une tortue ? Pourquoi ne pas privilégier le vrac et les aliments disponibles dans des emballages minimal en carton ou en verre ?
L’idée clef étant de s’informer et de faire de son mieux au lieu de croire au wish-cycling.

Par où je commence ?

Comme je l’ai indiqué, le plus important est de s’informer et de commencer par des petits gestes. La lecture du livre de Béa Johnson Zero waste home m’a beaucoup aidé à comprendre ce que je pourrais faire, m’a donné des solutions et m’a fait réfléchir. Je vous le conseille donc fortement. Il est disponible en poche et en livre numérique, et vous pouvez aussi lire son blog rempli de trucs et astuces.
Plusieurs autres livres on été publié sur le sujet, donc le récent Famille zéro déchet et si les livres ne sont pas votre trucs je vais vous partager des blogs et des comptes Instagram qui je l’espère vous seront utiles.
Il faut se souvenir que chaque geste compte, n’en déplaise aux cyniques qui ne feront rien pour bouger leur derrière.

Pour prendre mon humble exemple, en un an d’exploration du sujet j’ai réussi à changer mes habitudes et ceux de ma propre famille : acheter des gourdes en inox, utiliser des brosses à dents en bambou, privilégier les savons solides avec emballage minimum, les sensibiliser sur l’utilisation de sac réutilisables pour acheter ses fruits et des produits en vrac. Celui là est plus dur à mettre en place mais je persévère.

Ce sujet me tenant à cœur, et étant toujours libre pour en parler ou répondre à des questions, je serais ravie d’en discuter par commentaire et que cet article vous ait été utile d’une manière ou d’une autre.

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Les liens utiles :

Les blogs :
Zero Waste Home (en français et en anglais)
Zero Waste France
Aemi, le blog du minimalisme
Une vie sans gâchis
La cabane de Moe, minimalisme et zéro déchet
Luizzati, zéro déchet, minimalisme & voyages
Living Waste Free (en anglais)

Sur Instagram :
Practically zero waste, le chemin d’une famille vers le zéro déchet
Be Zero Waste Girl, mon héroïne, tout ce qu’elle fait est très inspirant (en anglais)
Simplement Emm, du zéro déchet et minimalisme en Belgique
Elif Erdem, une famille zéro déchet à Paris
Jule aka Julie et son parcours zéro déchet et minimaliste
Triciaeco (en anglais)
Fybrs