Avis express #4 | Cotillons et démons

Il me semble enfin pouvoir souffler après que ce deuxième semestre à la fac soit (presque) terminé. Il ne me reste concrètement qu’un oral mi-mai, la rédaction de la fin de mon mémoire et sa soutenance. Si j’aurais eu théoriquement le temps d’écrire ici ou bien de lire plus pour le plaisir pendant les cours, ce qui me manquait était l’espace mental pour. Un master et surtout la rédaction d’un mémoire implique beaucoup, beaucoup, de lectures. Et au final quand j’ai envie de décompresser lire encore plus ne me venait pas trop à l’esprit, si ce n’est pour deux-trois livres par mois. Aujourd’hui donc je vais vous parler de deux de ces lectures.

Billie Bridgerton est l’aînée de sa fratrie. A la fin du 18e siècle il n’est pas courant de voir une jeune fille prendre à cœur la gestion d’un domaine, mais c’est pourtant ce qu’elle fait. Casse-coup, allergique aux robes et aux mondanités, Billie n’en est pourtant pas mois rattrapée par sa condition et la nécessité de se marier. Et si elle ne voit pas d’inconvénient à épouser l’un ou l’autre de ses voisins et amis d’enfance, il y en a bien un qu’elle ne peut pas voir en peinture c’est George l’aîné, et pourtant…

Je vous avais déjà parlé de mon goût pour les romances ici. Et à ce moment-là je vous écrivais déjà qu’une de mes autrices favorites du genre était Julia Quinn. J’étais d’ailleurs un peu désespérée puisque j’avais fini sa série des Bridgerton et que ses autres travaux ne sont pas aussi sympas. Quand soudain j’ai eu connaissance de Because of Miss Bridgerton. Le bouquin se place en préquelle de la série éponyme puisqu’il se passe une génération avant. J’ai adoré replonger dans l’écriture rythmée et amusante de Quinn, on vient voir la romance à trente-trois mille kilomètres, mais surtout on rit, on est ému (c’est beaucoup moins rocambolesque que certains de ses autres romans et c’est bien), on a des jolies robes et Billie. C’est un personnage peu commun, avec un fort caractère et dont on ne va pas attendre qu’elle s’éteigne dans les bras de son prétendant. Et elle garde de son agentivité, alors que quelque fois quand même les héroïnes de Quinn n’en sortent pas la main aussi haute qu’elles y sont entrées (si vous comprenez cette phase, bravo). Surtout j’ai bien rit et était émue pendant une soirée, coupée des angoisses du master, et c’était cool. En prime j’ai appris pleins de mots pour frimer en société (et en cours de traduction).

The Dark Days Pact fait suite au Dark Days Club où nous découvrions Lady Helen, une jeune aristocrate sur le point d’être présentée à la cours et mariée au plus offrant pour effacer les stigmates de la conduite suspecte de sa mère. Seulement au début du 19e siècle en Angleterre, les choses sont bien plus sombres qu’elles ne semblent et l’empereur Napoléon n’est pas le seul ennemi dont il faudrait se méfier. Des démons sous forme humaine vivent en effet au côté de Lady Helen et pourraient bien préparer quelque sombre dessein.

Je ne vais pas plus résumer le volume, histoire de ne pas spoiler celles et ceux d’entre vous qui n’auraient pas lu le premier. Je vous en parlais l’année dernière d’ailleurs, et sans avoir crié au coup de cœur, j’avais passé un très bon moment. J’avais aimé le riche tableau historique dressée par l’écrivaine ainsi que lady Helen. J’avais déjà relevé que l’intrigue n’était pas le plus fantastique du monde, mais j’étais quand même impatiente de lire la suite. Malheureusement ce deuxième volume regroupe les défauts du premier et en ajoute d’autres. Moi qui voulais lire un roman baigné de fantastique et de Régence, apprendre des mots (oui c’est un peu mon truc pendant l’année scolaire), et juste passer un bon moment j’ai retrouvé cette sensation désagréable de devoir à moitié se forcer pour reprendre ma lecture. Alors que j’avais aimé la présentation historique du premier, j’ai trouvé ici que cela prenait vraiment trop de place. C’est très intéressant mais cela alourdit beaucoup l’écriture. Alors qu’on suit une scène d’action haletante, l’héroïne va trouver judicieux de discuter pendant un paragraphe d’un point d’étiquette, ou bien d’avoir un débat philosophique avec ses camarades alors la résolution de l’intrigue nous attend derrière une porte. Si la situation d’Helen, jeune fille élevée dans la plus pure tradition de la haute société britannique, est bien présentée et offre un questionnement sur le genre et l’éducation, son caractère et son incessant prêchi-prêcha donne envie de la lancer par la fenêtre. De plus, la romance qui au départ me plaisait pas mal prend trop le côté habituel et sexiste du mec ténébreux qui peut être odieux parce qu’il a un passé terrible et beaucoup de responsabilités. La fin, et la situation originale qu’elle présente me tenterait presque assez pour le prochain, et final, volume. Nous verrons. La tentation d’apprendre des nouveaux mots historiques pourraient bien avoir ma perte un d’ces quatre.

Si le premier tome de Lady Helen a été traduit, ce n’est pas encore le cas de celui-ci aux dernières nouvelles. Même chose pour la romance, la série Bridgerton est entièrement traduite, mais pas ce nouveau volume.

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2 réflexions sur “Avis express #4 | Cotillons et démons

  1. Je venais de finir ma lecture en cours et je ne savais vraiment pas vers quoi me tourner. Ton billet vient de me rappeler que je voulais lire la série des Bridgerton depuis très longtemps. C’est exactement ce dont j’ai besoin en ce moment en plus, donc merci !

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