Découvrir Ursula K. Le Guin

« I always wondered why the makers [writers] leave housekeeping and cooking out of their tales. Isn’t it what all the great wars and battles are fought for – so that at day’s end a family may eat together in a peaceful house? »

J’ai acheté Voices alors que j’étais encore au Pays de Galles, et ce n’est pas dans une librairie que je l’ai trouvé mais dans un Pound World où tout est à… je vous le donne en mille, £ 1. J’avais bien sûr déjà entendu parler d’Ursula Le Guin, surtout parce que je voulais lire Lavinia, mais je n’avais jamais tenté. Là pour le prix, je ne me suis pas fait désirer.
Memer habite dans une cité qui autrefois était célèbre dans le monde entier pour ses universités et ses bibliothèques. Mais voilà dix-sept ans les Alds ont envahit le pays et détruit tous les livres. En effet lire est un pêché et les bouquins contiennent des démons. Mais une dernière bibliothèque semble se cacher dans la demeure de Memer et elle pourrait bien receler plus que de vieux livres.

Dés les premiers mots j’ai été transporté par l’écriture de Le Guin. Cela faisait un moment que je n’étais pas tombée sur quelque chose comme ça. C’est doux, poétique, posé. Ça m’a fait penser à la fois à Cornelia Funke pour le style et à Kristin Cashore pour l’univers.
Il arrive souvent que les univers de fantasy ne présentent pas d’innovation majeurs, pas autre chose qu’un moyen-âge alternative parsemé de créatures fantastiques. Ici ce n’est pas du tout le cas. Le système des religions, des us et coutumes, de la géographie, de l’histoire, sont étonnants et développés. Ils entraînent toutes sortes de réflexions sur la foi, la connaissance, l’apprentissage de la lecture. Alors qu’en fantasy on aurait pu s’attendre à ce que tous les conflits soit réglées à la pointe de l’épée et que la violence soit proéminente, j’ai découvert un point de vue intelligent et alternatif.
J’ai aimé la relation de Memer avec le Waylord, le chef de famille en quelque sorte ; c’est fort et sans la moindre tension romantique dieu merci. Cette part belle faites aux relations amicales, à la famille, aux voisins m’a beaucoup plu, ça change de la young-adult, puisque ce bouquin est censé en être.

J’avoue que j’ai trouvé la toute fin quelque peu bousculée et un obscure sur certains points, mais j’ai passé un très beau moment avec ce bouquin et je lirais les autres chroniques de cette série avec plaisir. Pour information ce volume est censé être le deuxième, mais on peut les lire indépendamment. En plus tout a été traduit en français chez l’Atalante.

Annals of the Western Shore (#2): Voices, Ursula K. Le Guin (2006)

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