De la lecture et des montagnes

Llandudno, le Grand Orme – « Great Orme, Pen y Gogarth »
Llandudno, le Grand Orme – « Great Orme, Pen y Gogarth »

J’ai terminé de lire L’héritage des rois passeurs tout à l’heure et je me suis sentie investie de l’envie de bloguer, comme au bon vieux temps. Une telle occasion ne se manque pas alors me voilà pour un article rempli de pleins de trucs sans rapports les uns avec les autres.
Ici c’est le vacances ; ma première semaine se termine doucement et j’ai passé trois merveilleux jours à Betws-y-Coed. Betws-y-Coed est une petite ville de montagne aux portes du parc national de Snowdonia. On peut faire de chouettes marches à partir de là et j’ai profité du calme et de la solitude à envi. Internet étant une denrée rare là-bas je me suis retrouvée à devoir me débrouiller avec la rédaction de mon journal de voyage, la lecture et la télé. Ca fait longtemps que je ne l’a regarde plus, mais là j’ai été contente de pouvoir m’y adonner. J’ai découvert avec plaisir la chaîne galloise S4C qui propose des tas de programmes en gallois, du dessin-animé à la série policière. Mais aussi des émissions qui semblent toutes droit sorties des années 90 avec le University challenge. Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours plus l’impression de découvrir un pays étranger quand je regarde ce qu’il propose à la télé. Ça me fait penser à ces chambres d’hôtels pas chères pendant les vacances dans des contrées dont on ne comprend pas la langue mais dont on allume quand même le poste. Bien sûr ça c’était avant le wifi mais tout de même (moment hypster off).

À la fin de septembre j’étais en train de relire Harry Potter and the philosopher’s stone et j’ai embrayé avec Harry Potter and the chamber of secrets. S’il y a quelques années je relisais la saga tous les six mois, cela faisait un moment que je ne m’y étais pas replongée. Et avec le temps s’ajoutait la peur de ne pas l’apprécier autant. Mes craintes ce sont sans doutes légèrement confirmées, mais quand on pense que les deux premiers tomes sont dirigés à des lecteurs d’une dizaines d’années ce n’est pas étonnant. Je n’avais jamais lu les premiers volumes en anglais et j’ai été ravie de découvrir la façon dont Rowling met en scène son histoire. J’ai aimé la plasticité de sa langue et son humour. Cependant quelques petites notes sonnaient de façon un peu trop discordantes à mon oreille, ce qui n’empêche pas que je rêve toujours de me barrer à Poudlard, mais le fait est là. Par contre j’ai eu un énorme coup de cœur pour Gilderoy Lockhart. Alors qu’en revoyant les films je le trouvais juste chiant, en relisant la façon dont Rowling le présente je me suis régalée. Il est tellement absurdement fat qu’on ne peut se marrer en lisant ses répliques. Je n’aime pas cette idée des personnages pénibles qu’on adore détester, je trouve ça plutôt chiant qu’autre chose, mais un individu tel que Gilderoy est tellement unique que je ne pouvais que lire avec gourmandise toutes ses apparitions.

Le Grand Orme – « Great Orme – Pen y Gogarth »
Le Grand Orme – « Great Orme – Pen y Gogarth »

Comme je le disais dans l’article précédent j’essaye de profiter le plus possible de mon année ici pour visiter tout ce que je peux. Mais j’ai aussi besoin de moment, de jours, où je suis chez moi à ne rien faire. Lire, cuisiner, être seule, ne pas forcément parler à des gens. Ce n’est pas de la misanthropie, c’est comme ça que je recharge mes batteries. C’est aussi ainsi que j’arrive à avoir envie d’écrire ou de lire.
Depuis la dernière fois j’ai tout de même mis les pieds sur le Grand Orme, une petite montagne galloise dont vous voyez quelques clichés ici. Mais aussi àLlanrwst (à prononcer clan-roust), ou encore visiter le château médiévale deCaernarfon (keunarven) et bien sûr Betws-y-Coed. J’aime à m’imaginer une grande voyageuse marcheuse alors je me suis achetée des chaussures de randonnée et j’ignore mes poumons et mes muscles qui ne sont pas du tout d’accord de se mettre à l’exercice de cette façon. J’espère gravir Snowdonia la semaine prochaine ; c’est un peu la montagne des débutants et des tas de chemins plus ou moins aisés y mènent. On peut même prendre un petit tramway pour y parvenir si l’envie nous en prend. Les marches vers le sommet vont de 5 à 7 heures et j’espère vraiment que le temps permettra de le faire.

M’étant donc retrouvée à Betws-y-Coed sans internet j’ai pioché dans ma liseuse pour voir ce que je pourrais découvrir. J’ai eu envie de voir ce que donnait L’héritage des rois passeurs de Manon Fargetton. Quand j’étais jeune et que je hantais la médiathèque toutes les semaines j’avais pour projet de lire tous les titres de la collection Autres Mondes de Mango. C’est comme ça que j’ai découvert l’auteure avec son premier roman Aussi libres que des rêves. Elle l’avait écrit alors qu’elle avait-huit ans si je me souviens bien, alors j’étais curieuse de voir comment son écriture avait évoluée. J’avais besoin de me plonger dans un nouvel univers et j’ai aimé découvrir celui de Fargetton. Moi qui ne suit pas fan des romans de fantasy qui se transforment obligatoirement en trilogie, pour le coup j’aurais bien aimé que ce soit été le cas ici. En effet l’univers crée est si vaste et riche qu’on aimerait bien avoir un peu plus de temps pour apprendre le connaître. Cette concentration sur quelques quatre cent pages donne donc parfois une impression de déséquilibre et de rapidité. L’auteure met en scène pleins de concepts, magie, dieux, univers parallèles, etc. et on aimerait bien les explorer avant d’arriver à la grande conclusion. En conséquence j’ai parfois eu un peu de mal à séparer les fils de l’intrigue dans mon esprit et me souvenir pourquoi telle chose arrivait ou telle autre.
On voit que l’auteure a lu Bottero, et les clins d’œils foisonnent dans l’ouvrage ; j’ai aimé l’importance égale donnée aux femmes et aux hommes dans le bouquin. On a tout un panel de type de caractères, sans que les femmes ne soient cantonnées qu’aux douces évaporées ou aux guerrières sanguinaires et réciproquement pour les hommes. C’est rafraîchissant. Pleins de petits trucs originaux m’ont plu (la fonction et la personnalité des dieux, son concept d’univers parallèles, etc.), et si ma lecture a été plaisante je relève tout de même l’impression de brouillon de certaines scènes un peu difficile à comprendre ou qui semblent manquer de temps pour se mettre en place.
La question est maintenant que vais-je lire ensuite.

♪ Ásgeir – Dýrð í dauðaþögn

Publicités

5 réflexions sur “De la lecture et des montagnes

  1. Eh bien c’est chouette que l’inspiration de la bloggueuse se soit incarnée en toi le temps d’un post, car c’est toujours aussi plaisant de te lire (et de voir que tu savoures autant ton temps au Pays de Galle)
    Bon, enfin je me souviens maintenant pourquoi j’aimais bien lorsque tu ne postais pas : ça m’évitait de noter quelques titres au passage. Reste bloquée dans ta montagne la semaine prochaine steuplé.

    J'aime

  2. J’ai relu les 3 premiers HP en anglais (pas relus depuis 2012) et je n’ai pas fait le même constat que toi, ouf !
    Bon, Manon Fargetton sera prochainement à un salon près de chez moi, ça fait des années que j’aimerais la découvrir, je crois que L’Héritage des Rois Passeurs va atterrir dans ma bibli.

    J'aime

  3. Heureusement que Fernand te sauve la vie lors de tes soirées en solitaire, et dans l’incapacité de correspondre avec tes amis du web ahah
    Ce que tu dis à propos d’HP, je le ressens surtout pour les deux premiers tomes (surtout le 2eme – celui que j’apprécie le moins) dont je me lasse plus à relire que les autres !
    Que c’est mélodieux cette chanson en fin d’article o/

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s